Les écoles

J’ai noté plusieurs différences entre les écoles du BC et le système scolaire québécois. Rien de très faramineux mais tout de même, elles méritent d’être présentées. Les voici donc…

1. Niveaux scolaires

La plus grande différence est dans le système de gradation des années. Au Québec, ça va comme suit :

  • Primaire : Maternelle, 1e année à 6e année
  • Secondaire : Secondaire 1 à 5
  • Cégep : Régulier (2 ans) OU Technique (3 ans)
  • Université

Au BC, ça varie d’un endroit à l’autre mais en général, on parle plutôt ainsi :

  • Elementary school : Kindergarten, grade 1 to 5 (ou K to 6)
  • Middle school : Grade 6 to 8 (ou 7 to 9)
  • High school : Grade 9 to 12 (ou 10 to 12)
  • University

Il n’y a donc pas de Cégep ici. Si je comprend bien, les étudiants font une année de plus au secondaire et une année de plus à l’université, donc au bout du compte, ça s’équivaut.

2. L’horaire des cloches

Ensuite vient l’horaire des cloches qui est sensiblement différent du Québec. Je ne peux que comparer l’école primaire pour l’instant alors je ne parlerai pas des plus vieux. L’école commence en moyenne entre 8:00 et 9:00, il y a une récréation le matin, ensuite le dîner (souvent dans leur classe) suivi d’un temps à l’extérieur, puis les écoles terminent en moyenne entre 2:00 et 2:45. Il n’y a pas de récréation l’après-midi.

3. Anglais langue seconde

Une chose que je trouve absolument génial est que la plupart des écoles offre un service pour les enfants dont l’anglais n’est pas leur langue première. Ça vous donne une idée à quel point c’est multiculturel ici! Il y a un professeur “d’anglais langue seconde” et tout dépendant du niveau de l’enfant, il aura des rencontres plus ou moins fréquentes avec ce dernier. Ils y apprendront beaucoup de vocabulaires et les rencontres sont adaptées à chaque enfant.

4. Choix de l’école et du transport scolaire

Au Québec c’est plutôt simple, tu vas à l’école du quartier. Si pour une raison X, elle ne plait pas aux parents, il n’y a pas beaucoup d’options: l’école privée ou carrément le déménagement.

Au BC, c’est bien différent. Chacun choisi à quelle école il veut inscrire son enfant. Les gens du quartier ont priorité sur l’école la plus proche mais ils ne sont pas obligé d’y envoyer leur enfant. Cette manière de fonctionner crée plusieurs différences entre les écoles du Québec et celles de la Colombie-Britannique.

Premièrement, tous les parents sont à la recherche de la meilleure école. Les commissions scolaire (ou “district” ici) ont donc un système de classement de leurs écoles accessible en ligne. Une vraie compétition entre elles !

Deuxièmement, si l’école de ton choix n’est pas celle de ton quartier, tu dois inscrire ton enfant à une autre école et espérer être accepté. Les écoles avec une bonne réputation ont souvent une liste d’attente assez importante donc pour avoir une place, il faut s’y prendre un an d’avance pour inscrire son enfant à la maternelle (en octobre de ses 4 ans) au moment de l’ouverture des inscriptions. N’oublies pas que d’une manière ou d’une autre, tu passeras après les gens du quartier et ne seras accepté que s’il reste des places. Et si tu as déjà réussi à inscrire ton aîné dans cette école, ton deuxième n’a pas priorité sur ceux habitant plus près donc tu dois refaire le même processus pour chaque enfant.

Troisièmement, si tu décides d’envoyer ton enfant dans une autre école que celle du quartier, il n’aura pas droit au transport scolaire. On pourrait penser que cet argument est assez important pour donner l’envie aux parents de choisir l’école la plus proche, mais non. La compétition entre les écoles est tellement forte que les parent sont prêts à faire le transport eux-même pour assurer la meilleure éducation possible pour leurs enfants.

Résultat, tous les parents essaient d’inscrire leurs enfants dans les quelques écoles qui sont les meilleures classées. Certaines écoles sont surpeuplées alors que d’autre ont encore des places de disponibles. Les stationnements d’écoles sont BONDÉS de voitures de parents aux heures de rentrées et de sorties scolaires ce qui cause plus souvent qu’autrement du traffic sur les routes entourant les écoles pendant ces heures de pointe.

Bref, dans mes souvenirs de jeunesse, dans l’école, il n’y avait pas de parents. Même dans la cours de récréation… Les seuls adultes présents étaient les professeurs et le personnel. Ici, il y a des parents partout. Pendant qu’ils attendent que leurs enfants sortent de l’école, certains sont dans leur voiture, plusieurs jouent dans le parc avec leurs plus jeunes, plusieurs autres encore sont dans les corridors de l’école, derrière la porte de classe de leur enfant attendant que la cloche sonne et que leur petit en sorte.

Pour moi, je dois le dire, tout ceci est un ajustement qui doit se faire. L’école de notre quartier représente la situation de plusieurs autres : elle est petite, aucun transport scolaire n’est offert puisque tous les élèves habitent proches ou viennent en voiture avec leurs parents. Et si vous ne le saviez pas déjà, il pleut presque tout l’hiver au BC donc il faut marcher sous la pluie (personnellement avec ma poussette double et deux jeunes enfants à l’intérieur). Je ne suis donc pas différente des autres et la plupart des jours de pluie, vous me trouverez dans le stationnement de l’école, à attendre dans ma minivan que la cloche sonne. J’arrive 30 minutes avant la fin des classes et ainsi, je suis capable de me stationner près de la sortie. J’évite ainsi de rester pris dans la file de voitures, incapable de sortir du stationnement de l’école avant un autre 15-20 minutes et ce, avec trois enfants assis derrière.

5. Taxes scolaire 

Je terminerai avec une légère différence côté « taxes ». Ici, vous ne recevrai pas de compte de taxes scolaires. Ces taxes sont incluent dans les taxes municipales.

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