L’école francophone en Colombie-Britannique: oui ou non?

DSCF4967Quand nous sommes emménagés en Colombie-Britannique en 2015, nous avions trois jeunes enfants francophones. En moins d’un an, l’anglais s’est installé et nous nous sommes retrouvés avec trois jeunes enfants francophones ET anglophones (bon, disons deux puisque Chloé était trop petite pour parler..) Mais l’anglais a su prendre une place importante dans leur vie très rapidement.

Nous savions bien qu’ils apprendraient l’anglais facilement. Les enfants sont des éponges, on le sait bien. Mais nous avions négligé la baisse d’intérêt que le français subirait dans leur coeur. Pour nous, les parents, le français est primordial. C’est nos racines. On en est fiers. On aime être capable de jongler d’une langue à l’autre, tout dépendant de la situation. Les enfants eux… rien à foutre! C’est plus facile et plus « cool » de parler anglais alors : « Peut-on abandonner le français s’il vous plait? »

Panique ! Où sont passés mes petits québécois?

Mais quand tout se passe en anglais dans leur vie (les amis, la télévision, la musique…), il est normal de voir l’intérêt pour la langue française se dissiper, non ? Le français devient rapidement la langue ennuyeuse de papa et maman qu’on parle à la maison mais aussitôt qu’on en sort, anglais!

Il faut donc rendre notre langue maternelle attirante… Mais comment?

Arielle a fait sa maternelle a l’école anglaise et à chaque retour à la maison (chaque fois!),  la bataille commençait : « ..en français Arielle », « les amis, français svp », « français dans la maison », « français. français! FRANCAIS! »

Cette année, c’était au tour de Zack de commencer la maternelle et je dois admettre que je n’étais pas pleinement convaincue du choix de l’école. Je me suis mise à douter… Je me suis mise à considérer l’école francophone de Chilliwack (La Vérendrye).

J’ai donc été visiter l’école. J’ai rencontré la directrice et les professeurs. Je dois dire que La Vérendrye est une toute petite école. Peut-être 100.. 150 élèves? C’est probablement pour cette raison que je ne l’avais pas considérée pour la maternelle d’Arielle. Cette petitesse me faisait un peu peur. Mais suite à ma visite, oh! Ma perspective changea.. Une semaine plus tard, je suis donc retournée visiter l’école avec mon mari et Pierre en est ressorti avec la même bonne impression que moi.

Puisque c’est une petite école, les classes sont souvent composées de deux niveaux. On pourrait croire à un désavantage mais il nous a semblé que cette situation oblige l’école à avoir plus de personnel dans chaque classe. Chaque classe que nous avons visitées avait deux (ou trois!) membres du personnel présents dans la classe. Si j’ai bien compris, puisqu’il y a deux niveaux à enseigner, le professeur a besoin d’un aide-pédagogique pour s’occuper d’une partie de la classe pendant qu’il fait un enseignement à l’autre partie. Résultat, il y a plus de personnel pour s’occuper de chaque étudiant!

Nous avons peser les pour et les contre des deux écoles (anglophone et francophone) et même s’i l y a plusieurs avantages à fréquenter une petite école, nous étions tout de même incapables de prendre une décision. Il semblait qu’on changeait d’idée à toutes les deux semaines. Nous avions beau prier pour une conviction sur le choix de la meilleure école, c’est comme si Dieu nous disait « Les deux écoles sont bonnes pour vos enfants. Vous êtes libres de choisir. » Notre conviction fut donc que nos enfants seraient heureux dans une école comme dans l’autre. Il fallait maintenant se demander à quel point le français était important pour nous. Et quand nous nous sommes imaginés nos enfants incapables de lire ou d’écrire un texte en français. Pire, quand ma fille qui comptait jusqu’à 100 sans problème en anglais fût incapable de dépasser 19 en français.. Nous avons pris notre décision. L’an prochain, on transfert à La Vérendrye!

Au moment d’écrire ces lignes (avril 2018), la première année de Zack et Arielle à l’école francophone tire à sa fin. Et si vous voulez savoir, nous n’avons aucun regret sur le choix que nous avons fait. Dès la première semaine d’école, nous avons vu un changement drastique. Ils se sont remis à parler naturellement en français entre eux à la maison! Bien sur que ce n’est pas parfait. Disons qu’ils ont encore parfois besoin de petits rappels… Mais c’est incomparable avec l’an dernier!

Et pour ceux qui s’inquièteraient que leur enfant n’apprenne pas bien l’anglais s’il fréquente l’école francophone, n’ayez crainte! Si vous avez des voisins anglophones, de la famille anglophone ou simplement des amis anglophones et que vos enfants sont parfois en contact avec ces derniers, leur anglais sera meilleur que le vôtre à l’intérieur de quelques mois… Et l’école francophone enseigne l’écriture et la lecture anglaise à partir de la 4e année. Donc les enfants ne prennent pas de retard en anglais à cause de l’enseignement francophone.

En résumé
À savoir par rapport à l’école primaire francophone La Vérendrye de Chilliwack :

  • C’est une école publique donc gratuite;
  • Enseigne la maternelle jusqu’à la 6e année (parfois la 7e année s’il y a assez d’inscriptions);
  • Offre un programme gratuit de maternelle 4 ans;
  • Le transport scolaire est gratuit. Il y a trois petits autobus donc chaque route n’est pas trop longue (moins d’une heure);
  • Il y a beaucoup de personnel pour le nombre d’étudiants;
  • Tout le personnel est professionnel et diplômé. Si vous vous chercher un emploi, vous ne pourrez pas enseigner à l’école simplement parce que vous venez du Québec et que votre français est impeccable;
  • La plupart du personnel vient du Québec mais certains viennent d’Europe;
  • Tout ce fait en français dans l’école! Il y a même des systèmes d’encouragement mis en place pour motiver les enfants à parler français entre eux;
  • L’anglais écrit y est également enseigné à partir de la 4e année (apprendre à écrire deux langues en même temps est difficile donc il y a un petit délai entre l’enseignement des deux);
  • Le gymnase est dans la bâtisse voisine et il comprend une scène pour les spectacles;
  • L’école est située à la sortie de la ville, dans un rang de campagne et offre une grande cours arrière avec vue sur les montagnes;
  • Nous avons bien aimé aussi qu’une tablette électronique soit assignée à chaque étudiant dans la classe, et ce dès la première année.
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Mon nouvel emploi en C.-B. : Voilà Vinyl

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Très chers lecteurs, après plusieurs mois d’absence sur mon blog (plus de 8 mois..), je me dois de vous expliquer ce qui m’a tenue éloignée pendant tout ce temps. Ce n’est certainement pas un manque d’intérêt ou un syndrôme de la page blanche qui m’a empêché d’écrire. Simplement, les derniers mois ont été tellement chargé que je n’ai pas été capable de maintenir ce blog a jour.

Vous souvenez vous qu’au moment de notre déménagement et tout au long de notre première année de vie dans notre nouvelle province, j’étais une maman aux études ? Je suivais un cours universitaire en entrepreneuriat que je faisais de la maison et qui a durée environ un an. Et bien, le cours est terminé et depuis maintenant six mois, j’ai commencé à mettre à profit ce que j’avais appris. Je me suis parti une petite entreprise !

Imaginez-vous donc que je crée des décalques muraux (« wall decal » siouplait..), et que je fais la création, la vente et la livraison à partir de la maison ! …De la maison parce que même avec une petite entreprise, j’ai encore trois enfants. Et même si deux sur trois sont à l’école maintenant pendant la journée, ma petite Chloé n’a que 2 ans et demi. Disons que sa sieste de l’après-midi me permet de travailler pendant 2 heures sans interruption. Oui oui, sans interruption !

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Bref, si vous ne connaissez pas ce que sont les wall decals, ce sont des autocollants muraux.  Ils sont vraiment chouettes et on en voit partout: vitrines de boutiques, lettrage de voitures, pancartes… mais aussi dans les maisons 🙂 Ils sont super faciles à installer et quand on veut les enlever, ils n’abîment pas les murs. C’est un produit vraiment génial dont je suis très contente d’avoir fait la découverte.

J’ai choisi le nom « Voilà Vinyl » pour mon entreprise parce que je voulais absolument une petite connotation francophone. Mais bon, il était primordial que les anglophones soient capables de prononcer le nom de l’entreprise et idéalement même d’en comprendre le sens. Voilà est donc rempli de bon sens !

Donc voilà, c’est ce qui justifie ma longue absence de 8 mois. Je n’arrêterai pas la mise à jour de ce blog car j’apprend encore des différences entre le Québec et le BC même deux ans après notre déménagement. Cependant, je n’écrirai probablement plus d’articles à tous les mois comme je l’eut fait dans le bon vieux temps !

Merci de me suivre ☺️ Si ça vous intéresse, j’ai maintenant un compte instagram (ben oui… j’ai commencé ça pour ma business…) donc vous pouvez me suivre la dessus. Et il y a également mon site web et Facebook.

www.voilavinyl.com
Instagram: #voilavinyl
Facebook: www.facebook.com/voilavinyl
Etsy: https://www.etsy.com/ca/shop/VoilaVinyl?ref=pr_shop_more

Médecins

Trouver un médecin de famille au BC. Ô combien j’espérais que la recherche soit simple. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai osé être optimiste en me disant que ça ne pouvait pas être pire qu’au Québec. Ha ha ha …

À notre arrivée, je ne me suis pas penché beaucoup sur la question parce que… bon …avouons-le, j’ai procrastiné là-dessus. Parmi les 1001 choses à penser, celle-là n’était juste pas ma priorité. Or donc, la première fois que nous avons eu besoin d’assistance médicale, c’était quand ma fille de 4 ans a commencé à se plaindre d’une douleur aux oreilles …. Ah non…

Nous avons donc opté pour une petite recherche Google afin de trouver une clinique sans rendez-vous pas trop loin et effectivement, à 5 minutes de chez nous, il y a une petite « walk-in clinic ». Je dois dire que nous avons été très satisfaits ! Tout s’est fait très facilement… et rapidement !

J’ai présenté la « BC Services card » flambant neuve de ma fille (carte d’assurance maladie du BC) et la réceptionniste nous a ouvert un dossier en trente secondes. Elle nous a ensuite donné un approximatif de la durée d’attente (30 minutes) et nous a inviter à revenir plus tard si nous ne voulions pas attendre. Notre place était réservée !!! Je l’ai fait répéter pour être certaine de bien comprendre.

  • Mais si jamais nous revenons plus tard et que notre tour est déjà passé ? Ça serait mieux d’attendre ici non ?
  • Non-non. Si on vous appelle et que vous n’êtes pas dans la salle d’attente, nous passons au suivant et nous vous prendrons quand vous arriverez.
  • !!!

Alors on est aller faire une petite marche dehors juste parce qu’on pouvait. On s’entend qu’on aurait pu attendre à l’intérieur. 30 minutes, c’est vite passé. Mais j’aimais bien l’idée de ne pas être confiné à l’intérieur d’une salle d’attente. (D’ailleurs, quelques semaines plus tard, mon mari a du aller à la clinique également et cette fois, il y avait plus d’une heure d’attente. Il est donc rentrer à la maison et est retourner à la clinique juste à l’heure de son « rendez-vous ». )

Donc pour les walk-in clinics, je trouve qu’ils font du bon boulot par ici. Mais maintenant, nous devions trouver un médecin de famille. La réceptionniste de la clinique m’a redirigé vers un système téléphonique qui s’appelle PAM (Patient Attachment Mechanism). En résumé, puisqu’il n’y a pas de médecin de famille disponibles régulièrement, ce programme compile les noms de toutes les personnes qui sont en recherche et il les mets sur une liste d’attente. Ils t’appellent quand il y a un médecin qui prend de nouveaux patients dans ton secteur.

Je nous ai inscrit au PAM en octobre et je suis tombé sur une boîte vocale. Même le PAM semblait ne plus prendre de noms !!! J’étais découragé… La boîte vocale demandait qu’on laisse nos coordonnées et qu’ils nous rapelleraient quand il y aurait un médecin disponible. J’ai été rapellé en février.. pas si mal. Mais il n’y a toujours pas de médecin alors en attendant, ils nous ont assigné à une infirmière practicienne (ça aurait également pu être un pharmacien).

Nous avons donc eu un premier rendez-vous la semaine dernière pour un « check up » familial. Tout le monde y est passé. Même Chloé qui, à 21 mois, a fait clairement entendre à tout le monde dans la clinique qu’elle n’aimait pas les check up médicals…

Donc pour l’instant, nous n’avons pas de médecin de famille mais j’ai bon espoir que d’ici quelques mois, la situation sera réglée. En attendant, je peux prendre rendez-vous avec une infirmière practicienne qui nous connait et elle prend des rendez-vous le jour même !

 

*** Mise à jour : Nous avons finalement reçu un appel le 1er juin. Nous avons maintenant un médecin de famille ! L’attente aura été de 9 mois.

Hiver 2017

Fin mars 2017. Je peux officiellement dire que l’hiver est derrière nous ! Nous avons eu un hiver froid, plusieurs tempêtes et beaucoup d’accumulation de neige cette année. Permettez moi un petit compte-rendu de notre deuxième hiver en Colombie-Britannique.

Je me souviens que l’an dernier, lors de notre premier hiver, j’étais nostalgique de l’hiver québécois. J’étais toute excitée quand il y avait 6 pouces de neige d’accumuler au sol ! On allait jouer dehors avec les enfants, on faisait des bonhommes de neige. On essayait de revivre le Québec avec le peu de neige qu’on avait ! Et bien cette année, l’hiver nous a bien surpris ! Alors que les Britannico-Colombiens ne possèdent pour la plupart même pas de foulard ou de pelle à neige, ils s’en sont mordus les doigts cette année !

Nous avons reçu trois tempêtes de neige apportant chacune entre un et quatre pieds de neige en une seule journée ! C’est énorme pour ici. Normalement, les températures moyennes de décembre à février ressemblent à du 5 degrés, pluvieux… Tous les jours…

Mais cette année, je me suis réveillée un matin et BANG, il y avait deux pieds de neige partout ! Et il a continué de neiger toute la journée. Le soir, c’était rendu à 4 pieds de neige ! (Je rappelle que plusieurs ici n’ont pas de pelle…) Et il a continué de neiger toute la nuit. Le lendemain, un autre pied de neige. C’était simplement fou. Vous rendez-vous compte à quel point la ville à juste arrêtée de fonctionner pendant au moins 24 heures ? Et plus…

Quelqu’un me racontait qu’il a fait quatre magasins pour trouver une pelle sans succès. Tout était vendu partout. J’ai même vu une pancarte dans l’entrée du Canadian Tire écrit « shovels, sold out ». Il faut en rire. 🙂 Mais c’était le vrai bordel dans la ville.

Cet hiver, le BC a connu trois bordées de neige dont une avec du verglas. Lors de la deuxième, qui fut la plus grosse, la ville est même venue déneiger notre rue !!! …avec une gratte et un mini tracteur équipé d’un souffleur à neige. Mais ils sont venus ! C’est drôle parce qu’ils sont venus déneiger juste après qu’un petit incident survienne sur notre rue :

Un autobus de ville est resté pris dans la neige dans une rue près de chez nous. L’autre autobus (faisant le trajet inverse) n’a donc pas voulu prendre le même chemin et à fait un détour dans notre rue mais elle est restée prise elle aussi. Quand la dépanneuse a eue terminé de déprendre la première autobus, elle est venue déprendre la deuxième. Mais la dépanneuse est restée prise elle aussi. Donc ils ont appelé une autre dépanneuse pour venir déprendre la première dépanneuse et l’autobus. C’est drôle, après ça, ils sont venus déneiger notre quartier…

Bref, avec cette tempête, on a vécu du bon temps aussi. La ville était au ralentie. L’école a été fermée 4 jours sur 5 cette semaine là. Les enfants ont construits des forts et des igloos. Ils avaient mêmes une montagne de neige devant la maison sur laquelle ils ont glissés pendant plusieurs semaines.

Je suis personnellement contente que mes enfants aillent vécus un peu « l’hiver » tel que je le connais. Les gens du BC qui nous entourent disent pour la plupart n’avoir jamais vu autant de neige ici durée aussi longtemps dans toute leur vie.

Donc on l’a vécu ! C’était cette année ! Maintenant espérons qu’on soit clair pour un autre 20 ans.

 

C’est l’hiver ! …ou c’est le Québec ?

Suite à l’article publié avant-hier, je me dois d’en publier un nouveau aujourd’hui. Vendredi, j’étais fière d’annoncer que nous avions reçu plus de 10 cm de neige pendant la journée. Je trouvais celà vraiment génial sachant que ça allait fondre dans les prochains jours (voir les prochaines heures).

Et bien depuis, il n’a presque pas arrêté de neiger ! La nuit dernière, nous avons reçu 30 cm !!! Je crois qu’on est de retour au Québec !!!? Mais non, impossible ! Si on était au Québec, les rues seraient dégagées depuis longtemps… Nous avons pris l’autoroute hier soir pendant la « tempête » et croyez moi, ce n’était pas beau.

C’est que le plan de la ville pour le déneigement va comme suit : Les autoroutes d’abord, les grandes artères ensuite… et c’est tout ! Toutes les rues sont laissées de côté. Il n’y a donc pas de danger que notre petite rue de quartier résidentiel soit déneigée de si tôt. Ma voisine m’a dit que parfois, lorsque partout ailleurs est fait et que ça vaut encore la peine (parce que ça n’a pas commencé à fondre), ils viennent déneiger jusqu’ici. On verra bien… Chose sure, ça ne serait pas de trop parce qu’il y a 30 cm de neige au moins dans la rue… Et comme plusieurs, on roule sur les pneus quatre saisons.

Aujourd’hui donc, en ce beau dimanche ensoleillée, la ville semble avoir arrêté de fonctionner. Il y a une alerte de rester chez soi et de ne sortir qu’en cas « d’extrême nécessité ».

Dehors, il ne fait pas froid : légèrement sous zéro. Tout le monde déblaye son entrée, les enfants jouent dehors, et on a même vu un voisin avec son VTT attacher des traineaux derrière lui. Plutôt cool.

Malgré tout ça, nous nous sommes fait rassurer que cette température est très inabituel pour la région. Ouf.

Oh ! et en passant, je viens d’apprendre qu’à une heure de route d’ici, à Vancouver, il n’y a pas un flocon de neige. Je viens de voir une photo d’une amie qui est là en ce moment et on pourrait croire que la photo a été prise en été.

Ah le bc… Incroyable cette vallée !

Save

C’est l’hiver !

Et voilà, on vient d’avoir une vraie bordée de neige à Chilliwack ! Pour la première fois depuis plus d’un an, je me sens comme au Québec.

À notre coucher hier soir, il y avait quelques flocons au sol et ce matin, tout était blanc. Je dirais qu’il y avait entre 5 et 10 cm de neige environ. Quand même ! Une belle quantité pour sortir les habits de neige et aller faire un tour dehors.

À 8:00, Zack réclamait d’aller jouer dehors. Quand Chloé a vu ça, elle n’avait soudainement plus d’appétit pour son déjeuner et répétait « ahor » (dehors), donc je l’ai sortie de table. Elle s’est amusé avec son frère mais n’a pas voulu s’aventurer dehors sans maman…

Donc ce matin, avant même de pouvoir déjeuner, j’étais moi aussi dehors, en habit de neige entrain de « m’amuser » dans cette belle blancheur.

Les photos ci-dessous ont donc été prises assez tôt ce matin. Au moment d’écrire ces lignes, il est 4h de l’après-midi et il n’a pas arrêter de neiger de la journée ! Il commence à y avoir une belle accumulation au sol. C’est l’hiver !

Dirt bike. Quoi ? J’ai dis motocross. Hein ?

Tsé le genre d’article que j’aurais jamais pensé écrire de ma vie… Et bien le voilà : On vient d’acheter une motocross. (!!!)

Non, ce n’est pas une passion cachée dans ma vie. Mais s’en est bien une dans la vie de mon mari. Une passion de jeunesse à laquelle il n’avait pas touché depuis des années et récemment, c’est revenu au galot.

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Disons qu’on habite au paradis des amateurs de VTT. Partout autour, il y a montagnes, rivières et surtout, trails en abondance. En étant au bout de la vallée, Chilliwack est situé entre deux flancs de montagnes et le fleuve Fraser. De plus, une panoplie de lacs se trouvent à proximité. Grâce à cette géographie attrayante pour ce sport, la ville a donné accès à plusieurs de ces endroits à des groupes désirant aménager des terrains pour les VTT. Résultat, il y a une belle diversité de lieux pour aller s’amuser avec son véhicule tout-terrain.

Nous voilà donc les heureux propriétaires d’une motocross trouvée à rabais sur Craiglist (of course!) et nous faisons désormais parti des gens qui traînent « by the Fraser » les jours de beau temps.

Je dois admettre que c’est plutôt cool. On va là en jeep avec des amis ou la famille. On se fait un feu, un pique-nique. Papa fait des tours de moto. Il prend les enfants une fois de temps en temps. Maman jase avec les autres mamans (héhé). On est bien !

Psss ! J’ai même essayé de la conduire une fois ! Ce fut un bel échec. Puis une autre fois, un moins grand échec… On verra ce que dira la prochaine fois (si prochaine fois il y a) !